Nom : Il ne s’en souvient pas
Prénom : Léandre
Age : Mort à l’âge de 22 ans.
Lieu de Naissance : Il ne saurait pas vraiment le dire, étant né au sein d’un cirque ambulant.
Orientation sexuelle : Il a toujours été un asexué mental, donc aucune idée.
Raison pour laquelle vous êtes devenu un White : Sa persévérance à rester en vie jusqu’au bout, et surtout pouvoir continuer à exercer son métier de circassien, seul but dans sa courte vie.
Histoire : Né dans une troupe de circassiens, le jeune Léandre n’a ni nom de famille, ni de famille en particulier mis à part les artistes qui l’entourent et qui l’élèveront. Léandre est né aveugle et presque albinos, ce qui étonna autour de lui, surtout que la mère était brune, de belle constitution et en parfaite santé. Il fut tout de même gardé auprès des acrobates qui s‘occupèrent de lui. On l’éleva comme un enfant normal, lui apprenant ce qu’on pouvait lui apprendre, essayant de ne pas l’enfermer dans trop de protection. A coté de ça, il fut très vite pris en charge par les circassiens… Montrant beaucoup de souplesse, on lui apprit l’art de la contorsion, puis vers ses 10 ans, on lui apprit la danse, son sens auditif étant très développé, on lui apprit aussi à évoluer dans les airs tel un trapéziste, ou encore à marcher sur une corde suspendue. Tout cela sans le moindre problème, car il voyait avec son nez, ses oreilles et ses mains. Et à ses douze ans, il devint artiste à part entière avec son propre numéro dans le spectacle.
A partir de ce moment là, il fallut lui créer un personnage de scène. Beaucoup de ses coéquipiers et amis tournèrent et retournèrent la question, alors que le jeune garçon lui se posait des questions beaucoup plus personnelles. On ne lui avait rien apprit de lui, de son corps, des autres. On en avait fait un prodige du cirque mais pas un homme. A ses yeux vides, il n’avait pas de sexe. On l’appela alors Vénus, et de là fut décidé de son costume et de son maquillage : un visage peint de blanc, le tour des yeux noirs, et une petite étoile de cristal au coin de l’œil. Ses cheveux d’un blond tirant sur le blanc furent « décorés » de petites mèches noires discrètes, comme costume : la poitrine recouverte de tulle blanc, un tutu court et juste de quoi préserver l’intimité du jeune garçon.
Le directeur de la troupe avait fait un bon choix en donnant à Léandre la possibilité d’avoir son propre numéro, car, de par son handicape, il s’attirait les regards des spectateurs, les faisait venir en nombre jugé comme « prodige » ou encore comme « sorcière ». Il fascinait les foules et les poches de son employeur. Certains circassiens le jalousaient, mais au fond, ils n’en voulaient pas à ce pauvre gamin. Il fut plusieurs fois le tour du monde, grâce à l’argent qu’il reportait, et on lui proposa plusieurs fois d’intégrer des cirques plus grands, de renoms et autres. Mais le jeune aveugle restait ferme et décidé : il resterait dans sa troupe sinon rien. Il leur devait tout et basta. Pour son quinzième anniversaire, une jongleuse lui offrit une sorte de pendentif/boite à musique, qui jouait une petite mélodie agréable, presque mystique, et enivrante. A partir de ce moment, tous ces numéros se firent sur cette mélodie, qui le portait et l’emportait, qui le faisait léger et beau. Mais à coté de cet essor de son art, il restait au même point au niveau relationnel, juste l’aide des autres et rien de plus. Parfois le soir, il pleurait en silence, en imaginant les étoiles qu’il n’avait jamais vu.
A partir de ce moment s’installa une grande mélancolie dans son âme. Il voulait voir… Il ne vivait que pour ses représentations à vrai dire. Alors, tout son temps libre, il le passait à imaginer les choses, demandait des descriptions de tout à ceux qui avait le temps de lui répondre. Il y passait des heures, et parfois même des nuits entières à se construire des galaxies, des champs de fleurs, des personnes toutes aussi belles les unes que les autres. Il essayait de s’imaginer, d’imaginer son corps, son visage…Sans y parvenir, imaginer les autres étaient simple mais lui… Il resta donc dans une image flou de lui, et de sa personnalité. N’ayant jamais vu de fille de sa vie, ni même de garçon, et ne connaissant absolument pas la différence entre les deux sexes, il se mit à penser qu’il était fille. Il continua de gagner des années tout en cultivant cet aspect de lui même, personne ne le reprenait alors pourquoi changer si ce n’était pas mal ?
Au fur et à mesure, il changea plusieurs fois de costume et de maquillage. Il troqua son tut et son étoile contre une robe de marquise courte et des anglaises, puis contre un costume digne d’un petit démon d’halloween, pour enfin aboutir à ce costume qui restera son vêtement jusque dans la mort… Une tunique noire en haut ample et tombant sur ses épaules, un sarouel de tulle noir lui arrivant en dessous des genoux, et une multitude de collier de perles blanches autour de son cou. Comme maquillage, rien que les yeux soulignés et surlignés de noir, et du vernis de la même couleur. Il garda cependant le même pseudonyme. On lui apprit à chanter, et parfois il partageait les numéros des clowns, jouant souvent la pauvre victime. Mais pourtant, malgré cette agitation autour de lui, son mal être grandissait, et la jalousie des autres aussi. Sa roulotte était un vrai dédale de bouquets de roses et après chaque représentation le public n’avaient d’yeux que pour ce jeune aveugle. Et c’est ainsi qu’il se fit sa première ennemie.
Une jolie dresseuse de chevaux et danseuse, qui pourtant n’avait rien à lui envier. Cette dernière était assez proche de leur directeur et n’entendre parler que du jeune Léandre au lieu de recevoir des baisers la mettait en rage. Ainsi mit elle tout en œuvre pour détruire le jeune homme. Elle l’étudia minutieusement, calculant ses moindres faits et gestes, apprenant par cœur ses numéros, puis elle en vint à se rapprocher de lui, à devenir une confidente qui au fond n’était qu’une traîtresse. Elle réussit à vider son cœur de toutes ses questions et de tous ses regrets, bien qu’elle n’y répondit pas, et qu’elle ignora presque les demandes du garçon. Elle apprit donc la personnalité de Léandre : renfermé, timide, et surtout complètement perdu. Elle continua à lui faire croire qu’il était fille, qu’il était comme elle, et lui donna même des conseils pour ses numéros, autant jouer le grand jeu ! Mais malgré cette attitude, elle n’en restait pas moins une vipère prête à tout pour redevenir l’attraction principale du cirque et du directeur…
Alors après quelques mois de cette amitié empoisonnée, la danseuse emmena Léandre avec elle, faire une promenade… Soir fatidique comme on pourrait dire. Elle lui avait dit qu’elle lui apprendrait un nouveau tour, un nouveau numéro qui ferait de lui un vrai magicien. Enthousiaste à cette idée, le naïf Léandre avait couru tête baissé dans le piège. Elle l’emmena à quelques kilomètres de là où était le campement, et elle lui fit promettre de lui faire confiance. Ce que fit Léandre évidemment vu qu’elle était censée être son amie. Elle lui expliqua alors le tour de magie : il serait attaché et il devra se délivrer sans aucune aide. Après avoir expliquer quelques trucs à Léandre, elle l’attacha à un arbre, serrant les liens avec beaucoup de ténacité, et elle rassura le jeune homme qui semblait moins sur de son coup tout d’un coup, surtout quand il entendit une allumette craquer. La danseuse le rassura encore, mais tout s’enchaîna très vite.
Il sentit rapidement la chaleur se propager autour de lui, jusqu’à se rapprocher de son corps. D’un point de vue extérieur, la danseuse avait jeter une allumette dans les feuilles de l’arbre, le laissant s’embraser par le haut… Les flammes léchaient l’arbre avec délectation, au point qu’il semblait que tout fut magnifique. Sauf si des cris ne retentissaient pas comme si le diable était là. Le jeune Léandre essayait tant bien que mal de se détacher mais tout était trop serré pour cela. Quand une braise tomba sur son épaule, il ne put répondre de rien. Un hurlement presque animal déchira la nuit, et il continua à se débattre comme un damné. La belle danseuse était partie avec un sourire satisfait, heureuse de constatée que demain, elle serait de nouveau le summum du cirque. Mais pendant ce temps là, les branches enflammées et cassées tombaient sur le sol, brûlant Léandre, la douleur lui faisant complètement perdre l’esprit. De plus, le fait d’être dans un noir total n’arrangeait rien. Il était terrorisé et blessé au point qu’il n’arrivait même plus à juger de son état physique. Et dans un ultime hurlement, les restes de l’arbre s’effondrèrent sur ses chairs fondues et sur les cendres qu’il était devenu.
Le pauvre enfant ne se rendit même pas compte de sa mort. Effectuant un battement de paupière, pour lui tout était normal, juste un mauvais rêve. Il sentit qu’il était sur la piste du cirque et qu’il était en tenue. Il pouvait même sentir la tension dégagée par le public et l’ orchestre prêt à commencer. Mais lui ne pouvait plus bouger. Il sentit quelque chose de froid sur sa peau, et une voix muette lui proposa de disparaître entièrement et de n’être plus qu’un souvenir, de devenir un fantôme aussi blanc que la neige, ou au contraire d’être un pêcheur et un abjecte. La voix du garçon résonna quand il voulut prendre la parole, comme si l’endroit était vide à présent.
« Je veux vivre encore, je veux que les gens s’émerveillent de mon talent, je ne veux pas de vengeance, je ne veux pas être mauvais, je veux juste encore faire du rêve pour les autres. »
On lui accorda alors d’être un White, et il se retrouva un beau jour dans un manoir dont jamais plus il ne pourrait sortir… Vêtu de son dernier costume, on ne lui attribua pas de sexe.
Caractère : Léandre est un jeune homme tendre et délicat. Il est par contre renfermé et très timide. Il fait confiance trop facilement aux autres et n’arrive pas vraiment à déceler le mal. Il n’a pas non plus conscience de son corps, de son sexe, et ne fait pas vraiment de différence entre les filles et les garçons, et encore plus en tant que fantôme étant devenu asexué. Il est téméraire et a besoin que l’on croit en lui, sinon, il se pose toujours beaucoup de questions sur le monde qui l’entoure, vivant dans un noir complet. Il est toujours prêt à rendre service et à aider tant que c’est possible pour lui. Il est docile et facilement corruptible, bien qu’il ait du caractère : si quelque chose ne lui plaît pas, il le fera savoir et bien.
Physique : D’une taille moyenne pour ses vingt deux ans, il est fin et svelte. Les épaules arrondies, le ventre finement musclé, il est d’une souplesse sans égal. Son visage est fin, d’une blancheur de neige appétissante, et parfois il arrive que sa peau devienne presque transparente, que ses veines transparaissent un peu. Ses yeux sont d’un bleu sans vie, délicatement ourlés de beaux et longs cils. Ils sont maquillés de noir. Son nez et fin, et sa bouche bien dessinée. Ses cheveux sont blancs, et toujours un peu en bataille. Vêtu de son dernier habit de scène, il porte donc une tunique noire lui tombant sur les épaules, et un sarouel de tulle noir court où la ceinture est un ruban de satin noir de quelques centimètres de largeur. D’ailleurs, ce sarouel laisse voir deux longues jambes sorties du marbre le plus riche, et il ne porte rien en dessous vu qu’il n’a plus rien à cacher. D’ailleurs cette partie de son corps est maintenant plate. Il est souvent à pieds nus, et sa peau est de velours. Autour de son cou, plusieurs colliers, et ses ongles sont noirs.
Signe particulier : Aveugle et limite albinos.
Autres : Vierge, et a toujours son pendentif-boite à musique accroché à sa ceinture.