Nom : Tubal, mais c’est un nom donné par son père, le sien il a préféré l’oublier, par peur de faire honte à sa famille.
Prénom : Delilah
Age : une petite vingtaine d’années mais son visage et son corps sont juvéniles.
Lieu de Naissance : Londres, Angleterre.
Orientation sexuel : Si l’on se fie à son physique il est hétérosexuel, mais si on regarde ce qu’il y a sous sa robe, il est homosexuel.
Raison de la visite : Chassé de chez lui, il est entré par ennui.
Histoire : Londres. Pas d’année précise, pas de jour précis, en fait ce jour, beaucoup aimeraient l’oublier, faire comme s’il ne s’était jamais passé. Ce jour-là naquit un petit garçon, fils d’un riche Lord anglais, que personne n’aurait jamais pensé « ainsi ». Né d’un mariage consanguin illégal, un jour de brouillard où les meurtres et les vols fleurirent en une seule nuit, où la charmante mère perdit jusqu’à la dernière goutte de son sang, une nuit bercée de cris de douleur, d’horreur, et de tristesse. De rage aussi. La mère et petite sœur de son père morte, celui-ci parfaitement détendu, donna pour nom à son « fils » la racine biblique de Delilah, la femme philistine, celle qui trahit son aimé.
A peine Delilah eut-il quelques jours que son père l’envoya dans une de ses résidences en périphéries de Londres, loin de sa famille, pour qu’il puisse être élevé dans le plus grand secret. Evidemment, son père eut un autre enfant, né d’un mariage légal et consentant cette fois-ci à quelques mois d’intervalle.
Passant sa petite jeunesse à étudier sagement et à répondre aux ordres de son précepteur, enfiévré par les consignes du Lord les suivant à la lettre près, il fut dès son plus jeune temps contraint à se travestir, et à porter les cheveux longs. Le secret parfaitement bien gardé, même les femmes de chambre et les autres employés l’appelaient « mademoiselle », le précepteur avait reçu ordre de cacher l’identité sexuelle du petit garçon et de surtout ne pas révéler son nom de famille. Utilisant le pseudonyme de « Tubal » pour faire croire à toute la maisonnée que cet enfant avait été recueillit par pure bonté de leur maître. « Tubal » signifiant « qui coule de » associé généralement à Caïn.
L’enfant resta donc longtemps dans cette simple demeure, à diriger sans méchanceté son environnement, préférant la compagnie d’un jardin que celle des hommes.
A l’âge de douze ans, on remarqua bien vite que Delilah ne grandissait pas vraiment ou alors que les centimètres venaient difficilement. Son père appela son médecin personnel réputé et très doué, qui diagnostiqua une consanguinité qui empêchera l’enfant de grandir. Il attendra la taille d’un garçon de quinze ans et c’est tout. De quoi faire frémir le Lord. Tenu au secret, le médecin trouvera la mort dans des circonstances très étranges, sa peau incisée à plusieurs endroits permettant de détacher l’épiderme facilement. Un travail d’artiste relatera la police.
Tenu et enchaîné dans son manoir, le jeune Delilah n’ayant toujours pas pris conscience de son sexe masculin, étudiait et étudiait encore, jusqu’à ce que son damné de père décide lui inculquer la science de légiste. Fier que celui-ci s’intéresse à lui, n’entendant parler que de l’autre garçon, le jeune travestit s’acharna à progresser pour que son père le félicite et soit fier de lui…
Six années passèrent où le jeune « homme » ne fit qu’étudier l’anatomie humaine, les poisons, les diverses opérations, allant jusqu’à se faire livrer des cadavres frais pour ses expériences et ses études. Il apprit aussi dans un bouquin écrit pas le Lord lui-même, une technique pour découper la chair de façon précise, simple et propre. S’il s’était un peu renseigné, il aurait fait le lien avec la mort de son médecin. Progressant encore et toujours, devenant un médecin légiste presque génial, les défauts de sa naissance commençaient alors à se faire sentir. Sautes d’humeur, agressivité, mélancolie fréquente, folie passagère, et obsession pour la beauté des corps.
Les visites de son père se faisant très rares, lui très occupés à forgé un vrai avenir à son fils légitime, il fut une rencontre qui marqua à jamais le jeune Delilah, alors âgé d’à peine dix huit ans :
« Sais-tu où est ta mère ? »
« En France, n’est-ce pas ? »
« As-tu déjà visité le cimetière familial de ce manoir ? »
« Oui, des dizaines de fois. »
« As-tu remarqué l’autel dédié à Eve ? »
« Oui. »
« C’est la tombe de ta mère. »
« Je ne comprend pas, vous m’avez dit il y a encore quelques mois qu’elle se trouvait en France… »
« Tu l’as tué, mon bel enfant, tu l’as sacrifié pour vivre, tu t’es repaît de son sang en hurlant, ma belle, ma chère, ma tendre sœur. Tu nous as tous trahi, tu ne devais pas naître, tu es un assassin. A peine quelques minutes de vie et tu étais déjà à ta première victime. Tu es fier de toi n’est-ce pas… »
« Je… »
« Et tous ces corps que tu utilises, sais-tu d’où ils viennent ? »
« Des gens trouvés ? »
« Non, bien sur que non, ce sont des pauvres gens sans le sou ramassés pour te satisfaire, drogués à souhait pour que leur rythme cardiaque soit presque inexistant… Et toi tu as tué des dizaines de personnes, en plus de ta mère. Pour te régaler de leurs entrailles. Ô mon fils, si tu savais comme je regrette de ne pas t’avoir étripé à la naissance. Mais tu es la seule relique de ma chère sœur. Toi la femme philistine, ma belle Delilah… Tu n’as aucun avenir, ton frère a ma succession et toi rien, tu m’as tout pris… Tu ne grandiras jamais, tu ne connais même pas ton corps, voilà la malédiction de ta mère… »
A partir de ce moment, Delilah devint presque enragé, au point que même son précepteur était effrayé. On le servait tel un dictateur que l’on craint, on cédait à tous ces caprices, il demandait à présent à avoir des vraies victimes, qu’on lui serve des personnes vivantes. Il se forgea une véritable collection d’organes, d’yeux et autres. S’enterrant dans sa folie, le jour de ses vingt ans, il fugua pour se rendre à Londres où son frère fêtait lui ses fiançailles. On retrouva son frère mort, ses yeux extraits de leurs orbites, et les membres soigneusement découpés à chaque articulations. La paires d’yeux trône telle un trophée près du lit du jeune psychopathe.
Son père décida de reprendre en main ce fils satanique, lui infligeant des punitions d’ordre corporel chaque jour, chaque soir, pour lui faire expier sa débauche et ses meurtres, marquant son dos de belles zébrures. Lui rappelant à chaque fois son péché matricide.
Il fut chassé par toute la famille du Lord, le jour où celui-ci fut retrouvé pendu, une lettre posée non loin de là, finissant par un macabre adieu :
« … Veuillez rappeler à mon fils son péché, chaque jour, jusqu’à ce que la mort sa seule délivrance l’emporte, pour que dans l’Enfer où sa mère et moi vivons à présent, il subisse le joug divin, et que son corps soit à jamais signé de la marque de Caïn. "Race d'Abel, voici ta honte:
Le fer est vaincu par l'épieu!
Race de Caïn, au ciel monte,
Et sur la terre jette Dieu!"
Et que ces quelques vers lui donnent à jamais le peu d'espoir qu'il faut pour vivre.»
Accomplissant plusieurs forfaits dans sa vie extérieure, plusieurs meurtres et vols, il découvrit un soir un manoir aux allures de maison hantée. Et là, il comprit que s’il entrait, son père serait fier de la punition qu’il s’auto-infligeait, l’endroit sentant la mort à des dizaines de kilomètres.
Caractère : De par sa naissance, Delilah est instable psychologiquement. Violent, agressif et dépressif, il peut rester cloîtré dans un endroit des années avant de se rebeller. Assez soumis face aux plus forts, il est aisément corruptible quand les bons arguments sont employés. Il vit dans un délire mystico-sadique, où les éléments de la Genèse sur lesquels son père a fondé son éducation, sont très présents voire obsessionnels chez le jeune garçon. De plus, il est doté d’un don de séduction presque terrifiant, dégageant une aura trop rassurante et sensuelle pour être réelle. Psychopathe, il n’hésite plus à tuer pour son plaisir, mais découvrira que dans le manoir, la chair fraîche à passer au scalpel est rare. Toujours avide de compléter sa collection de reliques humaines, il est à la recherche de la perfection.
On pourrait le dire schizophrène, car dans un environnement naturel, il peut être gentil et aimable, en osmose totale avec la Nature, dans laquelle il ressemble plus à une fleur qu’à un tueur assoiffé de sang.
Physique : D’une taille plutôt petite, la peau pâle, les cheveux d’un gris argenté, et les yeux assortis à la couleur de ses cheveux, il ressemble à une petite poupée de porcelaine, avec ses lèvres comme deux cerises mûres, et ses yeux ourlés de longs cils noirs et longs. Ses sourcils sont fins et bien dessinés, et ses pommettes légèrement rosée donne l’envie de toucher cette peau aussi douce que le velours. Physiquement, il possède le corps d’un garçon de quatorze ans, mais à mentalement une vingtaine d’années. Habillé tel une EGL [ Elegant Gothic Lolita ], sa garde robe est uniquement dans les tons gris et blancs, seuls parfois un chapeau haut de forme ou un manteau peuvent se permettre d’être noir. Très extravagant aussi dans ses tenues, il cache à la perfection sa masculinité. Cependant, sa voix n’est pas déguisée et ses gestes sont naturels. Il porte ses cheveux longs, souvent relevés en anglaises fines et délicates, mais il aime aussi à les avoir lâches et à leur propre sort, étant assez longs pour boucler légèrement jusque dans le creux de son dos. A vrai dire, il est magnifique, il le sait, et il en joue beaucoup.
Signe particulier : Travestit, et ayant une maladie l’empêchant de grandir, il a aussi plusieurs tatouages (un sur le tour de sa cuisse gauche représentant un long serpent fin enroulé sur trois tours , un dans la nuque représentant une croix noire, et un sur le tour de l’œil étant constitué essentiellement de petits points formant des arabesques), son dos est couvert de zébrures délicates et parfois profondes.
Autres : Il possède toujours un scalpel sur lui et il a tout un attirail du parfait petit médecin légiste et sadique, ainsi qu’une garde robe hallucinante (d’ailleurs on ne sait jamais d’où il sort tous ces vêtements). Il est opiomane, et fervent d'absinthe.