Nom : Saea
Prénom : Varethiel
Age : D’apparence une petite quinzaine d’années…
Lieu de Naissance : Un manoir près de Brocéliande.
Orientation sexuel : Bah alors là...
Raison pour laquelle vous êtes devenue un Darks :
Par simple désir de vengeance, par sadisme aussi, pour faire subir aux autres tous ces cris de douleur qui ont pu traverser sa gorge de son vivant.
Histoire :
Né dans un manoir presque exilé à quelques pas de la forêt de Brocéliande (en Bretagne pour les incultes), le jeune Varethiel était le descendant d’une très vieille famille celte et presque mystique. Vivant simplement dans le cocon familial protecteur et dévastateur, il s’est laissé grandir au sein d’études plutôt artistiques, et de promenades diverses et variées. Ayant très tôt un goût pour la musique, il apprit à jouer du violon, et se découvrit un talent pour le chant lyrique (qui s’estompa malheureusement avec la mue de sa voix). Fierté de ses parents… à vrai dire, personne d’autre ne connaissait son existence… il dévora les livres de leur bibliothèque avec une voracité incroyable. Autant dire qu’il était né surdoué et talentueux.
Souvent, lorsque quelques promeneurs curieux visitaient de fond en comble la forêt légendaire, ils purent avoir le loisir de penser croiser un elfe, posé là et immobile sur une branche haute. Simplement que le jeune enfant aimait à se retrouver seul avec lui-même comme compagnon, à rêver de ce que pouvait être l’extérieur du domaine sans pour autant s’y aventurer…
A l’âge de dix ans, il n’avait toujours pas fait connaissance avec d’autres personnes que sa mère, son père, et quelques rares serviteurs et le besoin des autres devint presque obsédant pour lui. Trop de questions au bout des lèvres, trop d’envies, trop de caprices… Ce qui fit royalement perdre la tête au géniteur du petit bout d’homme, se désintéressant totalement de lui depuis ses premières demandes. Et pourquoi ? Tout simplement parce que ces deux personnes avaient décidé qu’un enfant de cette envergure, avec de tels ascendants, ne devait en aucun cas allé se mêler à la société humaine dite « normale ». Faire comprendre ça à un enfant de dix ans curieux de tout et solitaire… Préserver l’honneur d’une famille devenue presque légendaire en étant reclus et loin de tout n’était pas logique pour le cerveau Ô combien tortueux du jeune garçon. S’en suivit plusieurs fugues à travers la forêt à tenter de la traverser. A croire que même cet endroit pourtant si familier voulait lui aussi l’empêcher de partir, à se mélanger pendant la nuit, à bouger. Il fut donc toujours ramener, et sévèrement puni. Jusqu’à ce que ces punitions deviennent une partie de plaisir pour le peu de résidents du manoir…
De la cuisinière à la femme de chambre, son père … Sa mère elle, enfermée dans les sous-sols sous la garde de la femme de chambre subit les mêmes traitements que son enfant, jugée elle aussi inutile et folle. Tous laissaient leur imagination débordante de sadisme s’empêtrer dans la volupté du bel enfant. Viols, tortures, lynchage, méchanceté verbales… Tout ce dont un homme (ou une femme) trop seul(e)s peuvent faire subir à un plus faible pour se venger de se statut qu’ils n’ont jamais accepter. Varethiel apprit par les brimades de ses deux parents qu’il était né d’un mariage consanguin, qu’il était donc ignoble, enfant incestueux et certainement fou… Son père laissait couler sa haine sur lui. Quant aux « domestiques », ils jugèrent que tout était de la faute de l’enfant s’ils étaient cloîtrés dans ce manoir sordide… Il dut subir ces traitements pendant quatre années, prenant conscience de son statut d’humain, de faible, d’enfant attardé. Attendant à chaque fois ses bourreaux, il restait enfermé dans le noir, dans ce qui fut autrefois sa chambre, une belle chambre d’enfant, maintenant vu comme une prison, un cachot… Et il attendait. Chaque occasion était bonne, chaque soucis se passait comme cela. Plus personne ne parlait de lui comme l’enfant prodige, d’ailleurs plus personne ne parlait de lui en tant qu’être humain. Il était un objet de luxure et de vice, rien de plus. Les jeux sadiques pouvaient allés jusqu’à blesser réellement Varethiel, au point que son père, sous le regard amusé des domestiques, lui arracha l’œil gauche pour « entendre une autre sorte de cri ».
Le jour de ses quinze ans, sa mère lui offrit le plus beau cadeau dont il pouvait rêver. Prostré toujours dans un coin poussiéreux de sa chambre, elle était venue le trouver pour lui souhaiter un bon anniversaire, sa voix doucereuse, lui rappelant ses plus petites années. Elle lui avait caressé les cheveux, elle avait séché ses larmes, elle lui avait poser un baiser sur le front et elle l’avait serrer dans ses bras. Chantant une berceuse, calmant ce qui était redevenu SON enfant, elle en vint à s’excuser pour tout. Elle lui expliqua qu’elle s’était échappée, qu’elle avait réussi à usurper sa cerbère… Que son père était devenu fou avec cette solitude, et qu’il avait entraîné tous les faibles d’esprit avec lui. Elle lui dit qu’elle allait lui offrir la liberté, qu’elle comptait se l’offrir aussi, qu’il ne fallait pas parler trop fort, et surtout qu’ils ne devraient pas crier…
Le lendemain, c’est avec une moue dépitée et la rage à la gorge que les résidents du manoir découvrir Varethiel et sa mère, tous deux morts d'une balle dans le coeur, provenant d'une arme tout de suite reconnu par le maître de maison étant donné qu'elle venait de sa collection personnel, un sourire glauque et heureux accroché aux lèvres dans leur nouvelle liberté.
Varethiel ne se souvient pas de son arrivée dans le manoir, il se souvient à peine de sa rencontre avec le maître des Darks, personne à qui il voue une reconnaissance maintenant éternelle.
Caractère :
Du temps de son vivant et surtout du temps de sa belle enfance, il était adorable, gentil, intelligent, et serviable. Rêveur et intouchable, il était presque l’incarnation d’un elfe, ou simplement d’une petite créature celtique et légendaire. Donnant le sourire à n’importe qui par sa bonne humeur et sa joie de vivre, il était un bonheur né. Puis après « l’incident » qui dura quelques années, il devint peureux et toujours sur le qui-vive, à l’affût du moindre bruit et devint silencieux. Ne parlant que quand on lui demandait, il se renferma, et en devint presque misogyne et misanthrope. A présent, il est froid et hautain, persuadé que personne n’arrive à la cheville de sa douleur, qu’aucune personne ne peut le comprendre et surtout qu’ils sont tous bien trop bêtes pour cela. Parlant peu et ayant toujours une expression blasée sur le visage, il se laisse vivre, et est perfide, sournois et sadique. Aime moi et je te ferais souffrir, telle est sa maxime. Refusant tout contact avec les autres, il ne supporte pas qu’on le touche, et prend un certain plaisir à refaire aux autres ce qu’il a subit sans pour autant allé jusqu’au viol ou à l’arrachage d’yeux. Il pourrait rire d’entendre les cris de supplications, lui rappelant sa propre image pathétique et pantelante. Au fond, il se déteste autant que les autres, il déteste son propre corps marqué à vie et maintenant dans sa mort si délicate, il déteste le bienfait qu’aurait pu lui apporter les autres. Il préfère les regarder de loin, tapis dans l’ombre, les épier et les envier…
Physique :
D’une taille normale pour un adolescent de quinze ans, il est squelettique et maladivement pâle du à son enfermement. Parfaitement « conservé » dans sa situation de Black dans l’état où il s’est suicidé, il porte des cicatrices et des bleus sur tout son corps, anciens vestiges figés, et un "trou" sous son téton gauche, les bords étant un peu plus rougis que la cicatrice en elle même, elle est la marque de son suicide, rendue sale et noire, presque sans profondeur par son statut de Dark. Son œil manquant ayant été remplacé peu avant sa mort par un œil de verre d’une autre couleur, ses yeux sont donc bleu et marron doré pour l’artificiel. Il est donc voyant d’un œil seulement. Ses cheveux sont blonds et légers, un peu décoiffés, un peu malmenés. En plus d’être cadavérique, il est famélique et semble pouvoir se briser à chaque mouvement. Il a une démarche de poupée de porcelaine, son pas est silencieux et feutré. Vêtu simplement d’une tunique et d’un pantalon ample et blanc tous les deux, il est toujours à pieds nus. Le visage fin et bien dessiné, avec un sourire niais et pourtant malsain accroché dessus, il a une expression froide et détachée, ses yeux n’ont plus d’éclat (surtout le vrai… ). Quant à son corps en lui même, avec un peu plus de chair, il serait magnifique, mais ses hanches sont saillantes, et ses côtes sont marquées, ses épaules sont noueuses et carrées. Bref, il n’est pas du tout attirant dans sa maigreur.
Signe particulier :
Mise à part ses diverses cicatrices, il a une tige d’acier dans la nuque et nouée de façon à le faire ressembler à un organe externe du jeune homme (on l’accrochait avec pour l’empêcher de s’enfuir ou autre…) et les mots « Un jour la Fleür renaîtra » en dessous du nombril, juste au dessus du pubis.
Autres : Il peut manger comme quatre, et essayer de guérir ses blessures visibles, rien n’y fait, son état reste le même. Il peut aussi s'arracher, se découper, se troueur, se couper, toujours ses blessures se refermeront, étant voué à resté dans le même état qu'à sa mort.